L’ONG ‘’Je reverdis mon village’’ s’attaque à la désertification
Gouéda, village de la sous-préfecture de Diégonéfla, dans le département de Oumé, a servi de cadre pour le lancement de la 2e édition de la journée de l’arbre, du reboisement et de la lutte contre l’insécurité alimentaire.
C’était ce samedi 27 juin 2026 au foyer polyvalent en présence des autorités administratives, coutumières et une population fortement mobilisée à cet effet.
Dogad Dogoui, président de l’ONG ‘’Je reverdis mon village’’ a d’entrée expliqué le projet dont il est porteur.
Le chef de bureau de l’AIP de Gagnoa constate avec regret que la désertification gagne du terrain face au changement climatique.
Par conséquent, dira-t-il, l’objectif poursuivi par son ONG, est de faire en sorte que d’ici 5 ans, tous les villages du département de Oumé soient des villages où il y a l’ombre. Avec l’appui des agents des eaux et forêts, 500 plants de tek ont été mis en terre à divers endroits du village.
Il en sera de même les jours à venir dans les villages de Bronda et Tiégba.
« Nous appelons les populations à prendre soin de ces arbres en ne les laissant pas mourir. C’est agréable d’avoir des arbres dans un village. D’ici 2032, tous les villages doivent être reverdis », a promis le journaliste.
Il pense que le retour de la forêt est un gage de sécurité alimentaire.
«Oumé est une zone de grande production de cacao et du vivrier. Nous avons fait le constat que de plus en plus de terres fertiles sont en train de disparaitre parce que la sécheresse prend le pas. Il faut donc planter les arbres pour lutter contre l’insécurité alimentaire », a-t-il ajouté.
Madame Amani Grâce, représentante de la haute patronne de la cérémonie, la ministre Dogo Belmonde, a souligné l’importance de l’arbre dans la vie de la communauté.
«J’invite les populations et chacun de nous tous, à devenir un véritable ambassadeur du reboisement et de la protection de notre environnement.
Que chaque arbre planté aujourd’hui soit le symbole de notre engagement collectif en faveur d’un avenir vert », a dit Amanie Grâce en terme d’exhortation.
Pour sa part, le sous-préfet de Diégonéfla a salué l’initiative de l’ONG qui participe à la restauration du couvert forestier Ivoirien.
«Planter un arbre n’est pas un simple geste symbolique. C’est un acte un acte citoyen qui contribue à la préservation de notre environnement, à la protection des ressources en eau, à la lutte contre le réchauffement climatique et à l’amélioration des conditions de vie des générations présentes et à venir », a énuméré Koman Yao Gustave, les avantages du reboisement.
Empêché, Yssouf Diabaté, le parrain de la cérémonie et député-maire de Gagnoa était représenté par Boni Valentin, son 2e adjoint.
Lyne Zahui / © Gagnoa.net
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