Société | A Dikouéhipalégnoa, village de la sous-préfecture de Gagnoa, le torchon brule entre les autochtones et une compagnie minière venue s’installer sur place.
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A Dikouéhipalégnoa, village de la sous-préfecture de Gagnoa, le torchon brule entre les autochtones et une compagnie minière venue s’installer sur place.


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Tension à Dikouéhipalégnoa : Les démarches du député Konaté pour ramener la paix 
A Dikouéhipalégnoa, village de la sous-préfecture de Gagnoa, le torchon brule entre les autochtones et une compagnie minière venue s’installer sur place. 

Autant le dire, la cohésion sociale y est menacée parce que les villageois ont des craintes pour leur patrimoine forestier. Dans le souci de mieux comprendre ce qui se passe, l’honorable Moussa Konaté a effectué, dimanche dernier un déplacement dans ce village où il s’est entretenu avec les populations. 

« Je suis venu m’informer de ce qui prévaut ici afin qu’ensemble, nous trouvons les solutions idoines pour ne pas que la situation dégénère », a situé l’élu, le contexte de sa visite. 

A la lumière des explications des différents intervenants, l’honorable a pu recenser un certains nombres de griefs faits à l’encontre de la société minière. 

A en croire les villageois, les chercheurs d’or, prétextant de détenir un permis d’exercer, ont débarqué dans le village sans aucun protocole. Ils ont pris possession de certains espaces dans la forêt pour mener leur activité. Ce qui n’est pas sans conséquences pour des agriculteurs. 

Notamment les producteurs de café, cacao et hévéa qui ont vu leurs plantations détruites en partie par le passage des machines et autres engins de la société minière dans les champs. 

« En pareille circonstances, comme cela se fait partout ailleurs, nous auront pu bénéficier de mesures compensatoires à travers des dédommagements à la hauteur des dégâts enregistrés dans chaque plantation », s’est plaint un villageois au député. 

Les plaignants font savoir qu’ils n’ont nullement été associés au projet. Toutefois, disent-ils, leur intention n’est pas de s’opposer au projet de l’entreprise minière, mais souhaitent que leurs droits soient simplement respectés afin d’éviter tout dérapage. 

Moussa Konaté a reconnu la justesse des propos des villageois et leur a demandé de jouer la carte de l’apaisement. Pour lui, la solution se trouve dans le dialogue entre les différentes parties. C’est pourquoi, il propose aux villageois de mettre sur pied un comité de veille, supervisé par la notabilité et la mutuelle du village. 

Ce comité ira en discussion avec la société minière à l’effet de s’entendre sur une grille de dédommagement avant le début des travaux. C’est d’ailleurs cette mesure qui avait été arrêtée le mois dernier au cours d’une rencontre avec le préfet, entre la société minière et les villages ciblés par ladite société pour mener ses activités. 

Cet accord n’ayant pas été respecté, les populations de Dikouéhipalégnoa ont exprimé leur mécontentement. 

« Mon rôle est de sensibiliser les populations à préserver la paix en toute circonstance. Je demande aux parents de s’éloigner de la violence pour donner plus de chance au dialogue. 

Il est important de s’asseoir à la table de discussion pour trouver des solutions au problème qui se pose », a confié l’honorable à la presse. 

Il projette échanger dans les jours à venir avec les responsables de la société incriminée dans le souci d’équilibrer les informations en sa possession.

Lyne Zahui / © Gagnoa.net