Education | Education nationale : L’AAPEE-CI en faveur d’une prime aux enseignants
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Education nationale : L’AAPEE-CI en faveur d’une prime aux enseignants

Photo : Le président de l'AAPEE-CI entouré de certains membres Photo : Le président de l'AAPEE-CI entouré de certains membres

Education nationale : L’AAPEE-CI en faveur d’une prime aux enseignants

L’association autonome des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (AAPEE-CI) souhaite qu’une prime soit accordée aux fonctionnaires du ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de l’enseignement technique (MENA-ET). C’est l’une des informations majeures ressorties de la conférence de presse animée ce vendredi par Wahoué Dénis, président de cette structure. 

Pour le premier responsable de l’AAPEE-CI le gouvernement Mambé a engagé des démarches pour l’octroi de la prime à tous les ministères qui n’en bénéficient pas, dont le MENA-ET. Une initiative qui de l’avis des parents d’élèves réunis au sein de l’AAPEE-Ci permettra à ces spécialistes de la pédagogie de vivre décemment. En attendant que ce projet soit une réalité, M. Wahoué appelle les fonctionnaires du secteur éducation formation à garder espoir. « J’exhorte les enseignants à la patience. Le gouvernement ne les oubliera pas », a-t-il annoncé avant d’exprimer sa confiance à l’exécutif Ivoirien qui ne ménage aucun effort pour prêter une oreille attentive aux préoccupations des populations dont il a la charge. Faisant le bilan des examens à grand tirage, Dénis Wahoué a analysé les résultats des examens scolaires. Il a salué les avancées réalisées puis dentifié les insuffisances et proposé des solutions en vue d'améliorer la qualité de l'éducation. « Les résultats obtenus cette année traduisent les efforts consentis par l'ensemble des acteurs. Les taux de réussite sont de 85,76% au CEPE et entrée en sixième, 52,17% au BEPC et 40,60% au baccalauréat. Ces résultats témoignent d'une progression à certains niveaux, mais ils invitent également à une réflexion approfondie sur les défis structurels qui continuent de freiner les performances de notre système éducatif », a ajouté l’interlocuteur. Il a énuméré plusieurs entraves à l’éducation nationale qui se résument par les insuffisances des moyens financiers pour accompagner conséquemment la politique éducative. C’est pourquoi l’AAPEE-CI propose un fonds spécial pour l'école. Elle doit être disponible dès la fin du mois d'août de chaque année scolaire pour ne plus dépendre du budget général dont la mise en place se fait au troisième trimestre de chaque année scolaire. L’AAPEE-CI pense que la prise en compte de cette disposition permettra de bonifier les résultats scolaires. « En effet, depuis les années 1980, les performances du système éducatif ivoirien ont connu une baisse progressive. Les taux de réussite aux examens à grands tirages, notamment au baccalauréat, sont passés de 36,12% en 1988 à 21,73% en 2002. Puis de 60% au cours de la première décennie de notre indépendance, à 13,39 % en 1994. L’AAPEE-CI invite le gouvernement à poursuivre les réformes engagées en apportant des réponses structurelles à ces difficultés », a soutenu le président des parents d’élèves. Il note que l’amélioration du taux de réussite au baccalauréat, cette année, est à saluer. Aussi, félicite-t-il, toute la famille éducative avec à sa tête le ministre N'guessan KOFFI dont l'engagement et les efforts ont contribué au bon déroulement de l’année scolaire. Toutefois poursuit Wahoué dénis, le véritable défi n'est pas seulement d'augmenter le nombre d'admis, mais de former des diplômés possédant les connaissances, les compétences et les valeurs indispensables au développement de la Côte d'Ivoire.

Lyne Zahui / © Gagnoa.net