Elu député de la sous-préfecture de Gagnoa, Moussa Konaté prend position sur la Dot en Côte d’Ivoire


Elu député de la sous-préfecture de Gagnoa, Moussa Konaté prend position sur la Dot en Côte d’Ivoire

Légiférer sur la dote en Côte d’Ivoire. Voici une préoccupation majeure pour Moussa Konaté. Elu récemment député indépendant dans la sous-préfecture de Gagnoa, il a animé jeudi dernier une conférence de presse pour éclairer l’opinion sur cette question qu’il trouve essentielle pour la plupart des familles. Surtout celles qui vivent en zone rurale.

Le député indépendant a d’emblée refusé de se prononcer sur la polygamie au motif qu’un député n’a pas compétence à répondre à un autre. Pour lui, il est n’est pas encore temps de donner son avis sur la question d’autant plus qu’aucun texte relatif à la polygamie n’a été soumis aux députés. 

Par contre, soutient l’honorable Konaté, outre la polygamie, il va falloir réfléchir sur la dot. « Je veux proposer une loi pour qu’on reconnaisse la dot. Il faut donner une valeur juridique à la dot », a martelé M. Konaté. 

Généralement, constate-t-il, les parents font la dot avant de se présenter devant le maire. « Dans ce cas, s’il arrive que l’un des conjoints décède, les enfants n’ont pas de statut juridique. 

Je pense qu’il faut réfléchir sur la prise en compte de la dot dans la loi ivoirienne car c’est important. Je suis fils de planteur. 

Rares sont les paysans qui sont légalement mariés. Si ce n’est le mariage coutumier », explique l’élu tout en dénonçant le sort réservé aux enfants orphelins à qui les oncles et tantes arrachent tous les biens laissés par le parent disparu. 

Moussa Konaté insiste sur le caractère impératif d’une loi pour mettre de l’ordre en pareille situation afin de protéger les orphelins et la veuve, le cas échéant. Outre la dot, le député pense qu’au niveau des pompes funèbres, le monopole accordé à certaines structures doit être cassé pour ne pas asphyxier financièrement les familles en deuil. 

« On impose à la famille éplorée un type de cercueil, des charges d’entretien du corps. Tout cela à des coûts exorbitants. Cela qui pousse nos parents en zone rurale à mettre les plantations en garantie ou de les vendre pour pouvoir enterrer dignement le défunt », se plaint le député de la nation. 

« Il faut que tout cela change. Telle est ma mission en tant que député de la nation. Le député doit apporter un bien-être à sa population », a soutenu le conférencier. 

Il prévoit organiser une tournée dans sa circonscription électorale pour remercier les populations qui ont fait de lui leur représentant à l’hémicycle.

Lyne Zahui / © Gagnoa.net